apprendre la comptabilité

10 octobre 2016

ON SCANNE !!

  

                          

 

 

     Jamais au grand jamais, je  n'aurez cru que vous arriviez (à plusieurs, tout de même) à ingurgiter plus de 300.000 pages de mes réflexions comptables !

Mais si, mais si, vous l’avez fait que vous soyez curieux désabusé ou élève appliqué(e).

Et pourtant, il y a quelque chose de désuet dans mes propos ; pas sur la méthode comptable qui reste immuable jusqu’à nouvel ordre mais sur les moyens qui, eux, évoluent plus vite que le temps et les saisons.

Compte tenu de mes fonctions, je reçois quasi quotidiennement des pubs de logiciels qui, après scannage des pièces, éditent le grand livre, la balance , pointent les comptes clients et fournisseurs, suggèrent ou passent les OD et proposent, pour finir, un projet de balance définitive que je n’ai plus qu’à mettre en forme pour dresser bilan et compte de résultat.

Et je ne vous dis pas tout : je peux récupérer les comptes sur mon ordi, sur ma tablette et sur mon smartphone, faire sourire les « angry birds » si le bilan est bon ou les pousser au suicide s’il s’avère que je suis proche de la cessation de paiements.

Alors, en tant qu’expert-comptable, je n’ai plus qu’à aller voir mon client pour lui montrer la tête de l’oiseau !

Vous en aviez rêvé, c’est fait et, qui plus ait, vous pouvez délocaliser puisqu’une myriade de cabinets magrébins vous proposent, pour une aumône, de scanner et de vous retourner grand livre et balance dument pointés.

Le must, c’est que vous pouvez traiter plusieurs dossiers en même temps et faire une sorte de consolidé ; la machine scanne indifféremment les pièces des uns et des autres, seul le numéro de dossier engendrant une différenciation.

Que vous ayez été si nombreux à décortiquer mes propos poussiéreux me donne encore l’espoir qu’il faut un minimum de connaissance pour s’immiscer dans les dédales comptables et que vous m’avez fait le plaisir d’essayer d’acquérir tout ou partie de cette connaissance.

Alors courage ! Continuez à assouvir votre soif de savoir et n’hésitez pas à me solliciter, s’il le faut, pour vous apporter autre chose que le mode d’emploi d’un scanner.

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06 juin 2016

comptabiliser les crédits de TVA

Je sais au combien la comptabilisation des crédits de TVA vous questionne. Je sais que plusieurs écoles s’affrontent dans des débats qui préfigurent une bataille quasi-électorale. Je sais aussi que vous cherchez désespérément dans les OD quelle sera celle qui satisfaire une curiosité légitime et gourmande.

Et je vous ai fait attendre. Ce n’est pas par sadisme congénital, c’était en attendant qu’un esprit éclairé vienne illuminer cet espace ombragé de la compta.

Mais comme ledit esprit a considéré que ses soucis étaient ailleurs, je vous expose la solution du problème en quelques tableaux que j’espère explicites.

 

1/ récap TVA mensuelles

 

racap tva

                       

 

2/ écritures de centralisation desdites TVA

 

OD TVA

 

 

 

3/ compte TVA à payer issu des écritures

 

COMPTE 44550

 

 

Si, ce faisant, je ne vous ai pas tout appris de la comptabilisation des crédits de TVA, je me reconvertis dans l’ecclésiastique.

 

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31 mai 2016

Pas que des OD

sans-titre

Il y a longtemps que je n’avais pas mis les pieds ici.

Bien sûr, j’ai pris des vacances, le les ai prolongées et puis….la pluie et la CGT aidant, je reviens vers vous pour rompre un quotidien aussi stupide que monotone.

Parce si j’étais en vacances, d’autres ont parcouru mes écrits et je les en remercie. Je sais depuis longtemps que votre curiosité va principalement aux OD et accessoirement au compte 471000 qui vous permet d’avancer à pas de géants au cours de la saisie. Comble de bonheur, ce compte doit ensuite être soldé par des OD et là, c’est le septième ciel.

Ce n’est pas un conseil mais, si vous voulez atteindre l’orgasme, passez tout en 471000 et répartissez tout ça dans un moment de béatitude intense, profonde et durable.

Ça c’était pour le contenu de vos lectures et un point sur le rayonnement international de l’opération diverse en général.

Si quelques-uns ont un regard passager sur la révision des comptes, ils restent très minoritaires et, pour tout dire, marginaux. J’ose à peine évoquer ceux (certainement membres d’une secte disparue) qui se penchent sur la structure d’un bilan ou sur les soldes de gestion. J’ai l’impression d’avoir écrit ces articles pour des tranches d’âge absentes de la population où pour des villageois coupés de toute alimentation électrique et, par conséquent, totalement affranchis d’internet.

 J’en tire la conclusion qu’une fois que vous avez fait la compta, vous vous contrefoutez de ce que ça donne et encore plus de ce à quoi ça sert. C’est comme si vous appreniez à faire une pâte à pizza sans savoir ce qu’on y met dessus et sans savoir ce qu’est une pizza.

Vous avez appris à passer des OD comme on passe le rouleau à pâtisserie pour étaler la pâte et, une fois ladite pâte étalée, vous voici, vous voilà totalement convaincu d’avoir fini le travail.

Je ne vous dis pas qu’il n’y a pas un certain talent à savoir faire la pâte et à la manier avec brio et dextérité tel un jongleur de cirque mais de là à en faire une fin en soi….

Elevez le débat, apprenez à passer, même par OD, des écritures qui influeront sur la présentation des comptes, qui modifieront la structure du bilan, qui sépareront l’exceptionnel du courant, qui mettront en avant la politique de votre boutique, qui, qui……

Allez, courage ! N’en restez pas aux balbutiements, apprenez la compta et toute la compta !

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22 janvier 2016

la caisse des kolkhozes

kolkhose

Je sais bien que tous les coups sont permis dans un blog qui se veut ouvert, instructif, compréhensif et bon enfant.

Mais quand même, venir pleurer contre mon épaule parce que " la caisse est négative " c'est avoir fait fi de tous mes enseignements et de toutes mes recommandations et surtout, comptablement parlant, c'est m'apporter sur un plateau la preuve de votre amateurisme.

Parce que des caisses négatives, j'en ai vu et connu de toutes les races et de tous les types :

- la caisse sous alimentée qui maigrit, s'étiole et disparaît,

- la caisse gourmande qui prend les billets à votre insu,

- la caisse frivole qui s'encanaille avec un banquier dispendieux ,

et je vous en passe.

Mais la négativité de la caisse est un mal bien plus répandue que la varicelle, un mal sans caractère saisonnier, une pandémie constante et chronique.

Quelques comptas en sont mortes faute de soins mais, généralement, dans des milieux nécessiteux où l'informatisation est quasiment inexistante.

Je ne sais pas si les questions qui me sont posées arrivent directement de ces déserts comptables où la machine à calculer est exploitée par un Kolkhoze mais toujours est il que la question revient assortie de cette interrogation sous jacente : "ça, mon bonhomme, sais tu d'où ça sort et pourquoi ?".

Et, la suspicion fait partie de la question comme si dans ma connaissance générale et superficielle de la compta, j'avais fait impasse sur un sujet délicat et complexe : la caisse négative.

Qui plus est, certain kolkhoziens sont même équipés de logiciels communautaires qui "plantent" dès que le compte 530000 est créditeur et un logiciel de kolkhoze est un truc qu'on ne remet pas en question. Qu'on se le dise !

Je vais donc faire des supputations non exhaustives sur la cause du mal :

- vous avez peut être omis des recettes et remis en banque le fruit de ces recettes,

- plus directement, vous avez essayé de truander alors que vous n'en aviez pas les moyens,

- vous avez omis de compter dans votre caisse les paiement différés,

- vous avez fait une joyeuse mayonnaise entre les cartes et les espèces,

- vous ne comprenez rien aux chèques vacances et aux tickets restaurant,

- vous avez, vous avez......

Mais plus généralement, vous avez tenté de piquer dans la caisse, de faire un peu de black et vous vous êtes plantés.

Parce que si vous avez vraiment un solde de caisse négatif et que rien de ce qui précède ne vous concerne, alors, déposez vite un brevet et , comme les temps s'y prêtent, montez votre start up !

 

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13 janvier 2016

réfrigérateur ou corbeille à papier

frigo

Une des leçons que la nouvelle année retiendra :

 

Comment ne pas confondre une porte de frigo et une corbeille à papier ?

 

Et, sans vouloir être désobligeant avec l’auditoire, il apparaît que la confusion est fréquente et que d’aucun usent indifféremment de la porte du frigo et de la corbeille.

 

Pour être plus explicite :

 

- la porte du frigo sert à coller des post-it qui servent d’aide mémoire et dont le but est de traiter un problème donné ou de faire une tâche déterminée.

- A contrario, la corbeille à papiers sert à mettre, éventuellement les mêmes post-it ou autres dans les oubliettes.

 

Pour en revenir à nos moutons et à la comptabilité en général (puisque les questions électroménagères ne sont pas d’actualité), nous définirons :

 

- la porte du frigo comme équivalente du compte      471000

- la corbeille comme équivalente des comptes            658000 et 758000

 

Et je sais d’expérience que la poubellisation est autrement plus simple et plus rapide que la pose de stickers sur le frigo, stickers dont la présence obsédante réveille inexorablement vos angoisses (et en plus, je vous pleins).

 

Alors mes vœux pour la nouvelle année seront essentiellement frigoristes pour que figure dans vos bonnes résolutions, celle d’utiliser d’abord la porte du frigo plutôt que de succomber à la tentation d’enfouir les problèmes dans la corbeille, corbeille au demeurant utile et dont je ne remets pas l’efficacité en cause.

 

Je reconnais que ça m’amuse un peu de penser que chaque fois que vous passerez une écriture dans le 471000, vous viendra à l’esprit que vous coller un truc sur le réfrigérateur.

 

Bonne et heureuse année.

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02 décembre 2015

Rien que pour râler

Et voilà, voilà.........

Je vous avais mis l'eau à la bouche, je vous parlais du logiciel dont nous rêvons tous, toutes les nuits et même le jour de l'aube au crépuscule.

Je vous parlais de cette saine indifférence vis à vis de la compta de base, celle des soucieux, des pointilleux, des boutonneux, des presque maniaques en vous faisant rêver du logiciel intelligent et abordable qui vous amènerait vers le monde presque éthéré des OD dont il faut avouer qu'il vous semble si proche du nirvana que vous semblez localiser le journal  des OD dans les banlieues  de Katmandou.

Alors, je vous fais voir ce que j'ai trouvé sur internet :

http://www.numen.fr/fr/vos-enjeux/catalogue-des-offres/numen-expert

 

et je bave à l'idée que ce petit miracle de simplicité soit réservé...............à l'Expert comptable.

Je me disais aussi que ça serait trop simple de faire simple.

Va falloir passer le diplôme les enfants !

Et suivre des cours que ce soit les miens ou d'autres...

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26 novembre 2015

L'imposture (suite)

paperasse

Vous savez au combien la cellule psychologique prolifère par les temps qui courent et il apparaît donc probable sinon évident que vous devez en avoir une près de chez vous.

Je vous dis ça parce que j'ai quand même une mauvaise nouvelle.....je me demande si j'ose.

Allez, je dis tout : c'est vrai que l'ai trouvé le logiciel dont nous rêvons tous mais....en pièces détachées (normalement, c'est là le choc et le recours à la cellule précitée).

En fait, ma quête était de trouver un logiciel relié à un scanner, lequel était censé avaler toute la paperasserie pour trier, codifier, ranger, imputer, lister et éditer en fin de compte des journaux, des grands livres et des balances.

Imaginez la jouissance ultime : il ne restez qu'à passer des OD et, si j'ai bien compris, ça c'est votre tasse de thé.

Je m'apprêtais donc à vous livrer les secrets de la poubellisation scannérisée quand je me suis aperçu, peut être à tort, que le nombre d'intervenants nécessaire était disproportionné avec  la nature de la tâche à accomplir.

Car, en fait, tout existe :

- celui qui scannerise les ventes et en fait un journal,

-celui qui fait la même chose avec les factures fournisseurs,

- celui qui gobe les écritures bancaires et recrache le livre de banque,

- et celui qui rassemble le tout pour en faire quelque chose...

Mai sil doit y avoir un schisme, dont j'ignore l'origine, entre toutes ces tribus qui les empêche de réunir leurs compétences soit parce que chacun tient personnellement à son savoir faire, soit dans le but non avoué de nous emm... tous et de nous mettre un maximum à contribution, la dernière hypothèse semblant la plus probable.

De là un appel (pas à un numéro vert) mais un appel public à tous ceux qui auraient connaissance, même par ouï-dire, de l'existence d'un logiciel complet qui traiterait l'information scannérisée de A à Z où des travaux, même balbutiants d'une star up qui envisagerait de le mettre au point.

J'attends vos réponses que ce soit pour me faire part de mon ignorance crasse ou pour éclairer d'une lumière bienvenue les progrès qui ont échappé à va recherche vigilante.

Quoi qu'il en soit, sachez que j'ai moi même été une espèce de poubelle-scanner et que je ne compte pas le nombre d'individus qui se sont pointés à mon cabinet avec toutes sortes de cartons et de sacs, posant le tout sur le comptoir de l'accueil avec ce regard soulagé et narquois sous entendant "maintenant, au moins,  tu sais pourquoi je te paye".

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23 novembre 2015

l' imposture

cafetiere

Qui l'eu cru, qui l'eu dit, j'ai enfin trouvé le logiciel dont je rêvais en cachette.

Je l'ai acheté sans avoir à décaisser un sou de maintenance, ce qui n'est pas courant, parce que les marchands de logiciels comptables vous propose de la maintenance alors même que la compta est aussi immuable que la fabrication du café et qu'aucun marchand de cafetière ne propose une quelconque contribution pour une mise à jour incertaine et surtout improbable du mélange nécessaire du café et de l'eau.

Parce qu'autant que je me souvienne et en dépit de la révolution annoncée du plan comptable 82, la compta est restée la même et depuis son invention, elle n'a pas plus bougée que la forme de la roue dont l'inventeur peut encore revendiquer la mise au point.

Et des roues avec maintenance des fois que le cercle changerait de forme, ça se vend peu ou prou si ce n'est chez les adeptes de la cubification de l'œuf.

J'espère que vous bavez à l'idée que la solution à vos questionnement puisse avoir été trouvée. J'espère aussi que vous pestez contre votre fournisseur qui n'a rien trouvé de mieux que de vous envoyer une facture de maintenance dont l'objet et l'utilité vous échappent. J'espère qu'une rancune tenace et douloureusement digestive vous prend l'âme et le corps.

Et je suis heureux que nous partagions ces sentiments légitimes !

A vrai dire, j'ai testé et essayé tous les logiciels qui, par le biais, d'essai gratuits mais temporaires, vous proposent et me proposent de faire de ma compta et de la votre, l'outil le plus simple, le plus convivial et le plus maniable qui soit. A tel point que la lecture du manuel n'est que perte de temps et d'énergie et que vos neurones comptables sont immédiatement vivifiés et opérationnels dès que ledit logiciel les titille. Vous êtes comptables dans l'âme et vous ne le saviez pas ! Avouez que la découverte de la prose n'est qu'une fumisterie comparée à cet esprit comptable dont vous ignoriez l'existence et qui bouillonne en vous à votre insu.

Et, je le confesse, je n'ai trouvé que des versions plus ou moins édulcorées du même produit : le modèle de base, sans options, le même climatisé, l'identique métallisé et, je vous en ai déjà parlé, le coloré qui met à la compta cette touche de fête que l'on ajoute sur les gâteaux quand on veut en faire manger aux plus petits.

Le pire, et je vous l'ai réservé pour la fin, c'est qu'il faut être comptable pour manier ces outils dont la sympathie frise la tromperie souriante.

Et un logiciel comptable qui requiert des connaissances comptables c'est comme une auto qu'on ne peut utiliser qu'en étant mécanicien.

Je vous laisse mariner un peu avant de vous confier les clefs.

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11 juin 2015

Tout mais pas ça !

Du sang, de la sueur, peut-être pas de larmes !

Moi qui vous initie à la compta, j’ai maintenant l’impression de vous conduire tout droit aux enfers.

Parce qu’une fois la compta terminée, il faut bien en faire quelque chose et que vous le vouliez ou pas, il faut la transformer à un instant ou à un autre en déclaration fiscale…et c’est là, à cet instant précis, que s’entrouvrent les portes de l’enfer !

 

Je vous ai complètement délaissés, occupé que j’étais à boire la cigüe des créatures de Satan.

J’ai tout subi, du réel simplifié ou normal, de l’individuel, de la société et même de la consolidation (ça, je vous l’ai épargné pour l’instant).

Mais les comptes (bilan et résultat) c’est du beurre fin à côté de ce qu’il faut en faire pour que la machine administrative comprenne.

A partir de quelque chose de « simple » et lisible, vous allez élaborer un truc complexe, rébarbatif et redondant et, à la fin, vous vous demanderez même si c’est vraiment la même chose.

J’ai regardé les liasses fiscales (même dématérialisées) en m’interrogeant sur le lien de parenté qu’elles avaient avec les comptes, puis, résigné, j’ai comparé le compte de résultat et il s’est avéré que le solde était le même dans les deux cas (que demande le peuple ?).

Le must, à mon goût, c’est la version actuelle des déclarations concernant les SCI. Tout le monde ou presque est plus ou moins associé d’une SCI et sait que rien n’est plus simple qu’une compta de « foncier » (je ne parle pas des SCI à l’IS, je vous ménage) : en gros, des recettes et des dépenses déductibles et d’autres qui ne le sont pas et dont on se f… présentement.

Nous avions, dans des temps normaux, un imprimé baptisé 2072 qui, avec ses deux pages recto/verso suffisait largement à rendre compte d’une activité somme toute simpliste.

L’imprimé s’appelle toujours 2072 mais c’est comme les « Martin », ils ne sont pas tous de la même famille et ce 2072 n’a rien à voir avec son ancêtre dépouillé.

Je crois que je vais vous passer les détails parce que je sens que la moutarde me monte au nez rien qu’à l’idée qu’on puisse rendre le simple aussi compliqué.

Mais il faut que je défoule encore en vous faisant part de mon indigestion (ma révolte, en vérité) quant à la télétransmission car non content de mâcher le travail de l’Administration, il faut encore payer celui qui, « par chance ? » a obtenu l’agrément qui vous permet de télétransmettre.

Je reprendrai le fil de mes propos après une cure d’oubli.

enfer

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23 mars 2015

Travaux et produits en cours

Dans le cadre de vos questionnements, il apparaît que les "BESOIN D'AIDE" pour lesquels vous me sollicitez concernent :

                - en premier lieu les OD (qui l'eut cru ?)

                - en second lieu, un problème pour le moins inattendu : le chiffrage des travaux en cours !

                - et des questions qui sont propres à chacun qui ne regardent donc pas les autres.

Mais les questions relatives au "travaux en cours" et "produits semi-finis" relèvent très souvent de la façon dont on doit tenir compte des dits travaux et produits dans l'inventaire de fin d'exercice.

Aucune question n'émane d'un quelconque corps du bâtiment, tout un chacun ayant compris qu'en la matière, le chiffrage desdits travaux sert pratiquement toujours à lisser les résultats et revêt donc un caractère fiscal qui échappe à notre propos.

Non ! Il est question de chiffrer quasi constamment des produits qui, à mon sens, ont plutôt le caractère de prototypes et dont les coûts devraient figurer soit en frais soit en immobilisations suivant l'humeur maussade ou enthousiaste de leurs géniteurs.

Et je sais que je contrarie :

 "non, c'est pas un proto, c'est un truc génial qu'on va vendre comme des petits pains à des tarifs exorbitants dans les six mois dès qu'on aura levé l'argent nécessaire au marketing. Et d'ailleurs, on a déjà vendu un qui marche à moitié bien mais c'était le premier et dis nous comment on valorise les 4 autres qui sont déjà en production, si t'es seulement cap !".

Du coup, je vais me faire réaliste et terre à terre :

                - si vous tenez à valoriser ces produits et surtout à les inscrire dans un compte de classe 3, vous allez soit minimiser vos pertes, soit générer un bénéfice fictif et, en tout état de cause, fiscaliser à plus ou moins long terme la valeur que vous aurez donnée à vos œuvres.

                - si vous attendez des miracles de votre entreprise, mettez donc le fruit de vos travaux en compte d'immobilisation et, dans le cas funeste où vos espoirs seraient déçus, dotez aux amortissements.

                - si, au contraire, votre tempérament désespéré vous fait penser à la noyade, mettez tout ça en compte de classe 6 et attendez de meilleurs jours ( à ce propos, aucun de mes interlocuteurs ne paraît à la veille de la pendaison).

Je ne fais pas une généralité pour le plaisir d'affliger l'entrepreneur que je respecte, je dis simplement que si vous avez inventé la Ferrari et pas le moteur, vous n'avez rien inventé du tout et qu'il serait dommage de valoriser et de fiscaliser des carrosseries certes somptueuses mais franchement inutiles.

Je vous laisse à vos réflexions....

en construction

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