Vous devriez être au point sur vos comptes clients et fournisseurs. Vous pourriez même en parler dans les dîners mondains et faire valoir votre érudition...bref, vous commencez à connaître le commencement.

Allez donc ouvrir un journal de banque et prenez avec vous le relevé bancaire du mois que vous voulez saisir.

Ne vous trompez pas de mois ou d'année et...commencez à saisir,.. ce qui consiste bêtement à recopier le relevé bancaire dans le même sens que celui que vous a envoyé la banque pour les débits et les crédits !! (certains s'obstinent à vouloir faire l'inverse, l'esprit humain est parfois tordu.)

1ère écriture : débit de 125.00 (c'est un chèque fait à Paul, un fournisseur figurant sur le journal des achats: codification 401PAUL et colonne débit.

2ème écriture: crédit de 1196.00 ( c'est Pierre, un client qui règle) : codification 411PIERRE et colonne crédit.

Dites vous que pour tous les clients et tous les fournisseurs qui vont apparaître et qui ont déjà été créés dans les journaux de vente et d'achat, la tâche est d'une simplicité biblique...mais :

-à la troisième ligne, apparait un débit qui est le salaire de votre employé(e),

-à la sixième ligne, débit des cotisations URSSAF

-et de ligne en ligne, des trucs qui vont vous pertuber au point de renoncer définitivement...à la comptabilité dont vous allez dire le plus grand mal dans les mêmes dîners mondains.Je ne fais même pas allusion à ce que vous allez dire des comptables.

A l'époque où les bordereaux de saisie manuscrits étaient tenus par des néophytes, seuls étaient codifiés les comptes clients et fournisseurs, tout le reste étant laissé à l'appréciation et à la science obscure du cabinet comptable. Ceci pour vous dire que votre ignorance n'est pas une innovation mais relève d'un gène relativement commun chez le mortel.

Quand les entreprises ont commencé à avoir des systèmes informatique en interne, le phénomène s'est poursuivi sous une autre forme: toujours une bonne codification des clients et fournisseurs et OH! découverte, le reste ou presque tout le reste dans un compte miracle...le 471000. Le 471000 c'est l'apogée de la félicité du débutant, c'est le tonneau des danaïdes et la libération du complexe comptable.

Le 471000, autrement dit le "compte d'attente" c'est celui qui sert à mettre tout ce que vous ne savez pas mettre ailleurs et c'est le seul compte dont tout débutant comptable connaît la codification dès les premières heures de son apprentissage. 

Je vous laisse méditer sur la pertinence et la fiabilité d'une comptabilité où tout ou presque est dans un "compte d'attente". En attendant, jetez un coup d'oeil à un plan comptable et mémorisez succintement les comptes de classe 4.