Alors, les soldes intermédiaires de gestion, vous maitrisez ?

Sûr ?

Vous savez tout de tout et rien ne vous échappe ?

Peut-être un seul détail que je me permets humblement de soulever : c’est qu’un SIG tout seul, solitaire et égaré, ne signifie rien.

Pas rien, mais rien du tout, même pas le bout du commencement de rien. Ce n’est pas le vide absolu mais ça y ressemble un peu :

- imaginez 80% de marge brute, 50% de valeur ajoutée, 20% d’EBE, 15% de résultat courant et 10% de résultat net.

C’est peut-être beau comme une peinture de feu Picasso mais, comparé à rien, hors de son contexte et sans référant, ça ne veut rien dire sinon que vous avez fait votre compta, que vous l’avez pointée, que vous avez passé vos OD et que vous avez même été jusqu’à faire les états de synthèse.

Un parcours sans faille pour qui suit ce blog depuis le début, un véritable couronnement, un sacre en fait pour les débutants que vous étiez.

Mais, pour un analyste que vous êtes sensé être devenus, c’est de l’abstrait sans sous-titre, du beurre de cacahuètes au soleil, de l’inconsistant sans saveur !

Parce qu’un SIG ne présente un intérêt que :

-          S’il est comparé à des SIG du même secteur d’activité,

-          S’il est comparé à celui d’entreprises de taille et de structure similaires,

-          Et, par-dessus tout, s’il est comparé au SIG des années précédentes.

Si la marge brute des années précédentes était de 75%, réjouissez-vous de faire mieux (80%) et cherchez le pourquoi du comment et faites de même (sans la réjouissance s’entend) si la marge brute des années précédentes était de 92%.

Regardez aussi ce que font vos concurrents et quelle est votre place au milieu de vos pairs.

En gros, tirez en des conclusions :

-          Professionnelles (comparaison avec la branche d’activité)

-          Personnelles (évolution des taux de marge, d’EBE, de résultat)

Et sachez en tirer l’essentiel : « ma boutique est-elle en train de péricliter ou de s’éclater ? », plus concrètement : vais-je vers la faillite ou vers la fortune ?

Parce qu’à l’inverse d’un bilan, un SIG comparé est un élément dynamique qui détermine des tendances et des directions dont vous n’avez pas forcément conscience au quotidien d’autant que la branche d’activité dans laquelle vous évoluez a elle-même ses propres tendances, ses propres évolutions voire révolutions.

C’est vrai, si vous êtes fabricant de chaises à porteur, vous aurez du mal à connaître la tendance professionnelle mais, en dehors d’activités spécifiques et originales, il existe toujours des moyens de connaître le sens du vent dans la profession en général.

En conclusion, un SIG tout seul, c’est comme un chien derrière les grilles de la SPA, c’est malheureux et sans utilité : libérez le et faites-lui voir du pays. Ça tombe bien, c’est les vacances !