sig 28

Je vous le dit tout de go, l’entreprise « type » c’est la n°2.

Elle ne vit pas, elle survit, gémit mais perdure et s’efface avec la disparition de son créateur.

Et voilà, voilà !

Après avoir tempêté contre les charges et impôts divers, après avoir tout fait pour ne pas contribuer, elle disparaît dans le néant, faute de repreneurs, faute d’enthousiasme, faute de rentabilité, faute de modernité, faute de réserves, faute de n’avoir existé que pour la pitance quotidienne de son dirigeant.

Et oui, me voici grognon, d’autant plus grognon que c’est typiquement les SIG et bilans desdites entreprises qui font l’objet des plus fréquentes analyses.

La n°1 se passe de toute analyse : elle a une vue, un objectif, une politique et, à terme, les moyens de réaliser ses ambitions.

La n°3 ne nécessite que la consultation des pages jaunes pour trouver, au plus vite, un administrateur judiciaire pour organiser l’enterrement dans les formes légales.

Et j’aimerais que vous puissiez voir tout ça en 1 minute dès la lecture transversale d’un SIG. Je vous l’ai déjà dit, pas celui du dernier exercice mais au moins les trois derniers, pas celui d’une seule entreprise de la branche mais au moins la moyenne des boutiques dans la même activité.

Exercice :

Considérant que chacune des 3 entreprises prises en exemple a bénéficié d’un apport initial de 5000 en capital, quelle est la mine du bilan de chacune d’entre elles à la fin du 5ème exercice ?

Je sais déjà que seuls les fanatiques se pencheront sur un tel pinson mais qui sait ?

Je sais que je ne vous donne pas les délais d’encaissement et de décaissement, même pas le régime d’assujettissement en TVA et encore moins la durée de rotation des stocks. En gros, c’est un peu tordu, mais les exercices sont faits pour ça (pour se poser des questions).

N’empêche que je vais moi-même me prêter au jeu et je vous promets de vous donner mes résultats la prochaine fois.

Après tout, on est là aussi pour savoir analyser un bilan !

Allez, courage !