Si nous faisions du prévisionnel ?

Après tout, c’est censé faire partie de la comptabilité  et il y a même des programmes efficaces spécialement conçus à cet effet.

Il suffit de saisir le CA prévisionnel, de le faire optimistement évoluer sur 3ans, de préciser le taux de marge, de renseigner la durée des crédits clients et fournisseurs, d’y ajouter la durée de rotation du stock, d’approximer quelques frais généraux et les loyers et de planifier les investissements et leur financement par apport ou par emprunt.

Pour une fois, je vais parler logiciel parce que le petit logiciel CIEL, au demeurant peu onéreux, est capable de vous tirer 50 pages de tableaux de toutes sortes à partir d’un minimum d’informations.

Sachant qu’en plus, il est interactif, vous pouvez modifier sans arrêt les données et voir quelles en sont les conséquences sur l’exploitation et la trésorerie pour les 3 ans qui suivent.

Un régal de convivialité et de simplicité, d’autant que si vous voulez augmenter votre rémunération prévisionnelle, le logiciel vous permettra de calculer le surplus de CA et de marge à réaliser.

Autrement dit, vous pouvez être « prévisionnellement riche » en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

Pour profiter de la souplesse et de l’intelligence du logiciel, ne faites pas un prévisionnel d’une activité existante. Vous seriez alors bridés par le vécu et trop tentés de vous rapprocher des basses réalités.

Non, faites un prévisionnel de baraque à frites en rase campagne. C’est beaucoup plus amusant et toutes les hypothèses vous sont ouvertes.

A faire du prévisionnel, profitez-en pour faire du jouissif, de l’enthousiaste, du jubilatoire !

Et si vous ne faites pas du prévisionnel pour vous faire plaisir, tournez-vous vers la pétanque, les jeux de plage ou le rami parce qu’il n’est de prévisionnel que dans l’espoir récompensé !

Allez, amusez-vous de temps en temps ; la comptabilité a des facettes éblouissantes qu’il ne faut pas ignorer.