compta

Allez,

finalement, je vous dis quelques mots de cette comptabilité en partie simple tout en vous précisant :

-que sa finalité n'est pas d'établir un bilan,

- que sa fiabilité est quasiment nulle,

- qu'elle ne concerne qu'une partie infime de la population comptable,

- que nous traitons donc d'un phénomène marginal,

- que ça ne vous servira à rien si vous faites partie du plus grand nombre,

- mais, a priori, que ça vous aura fait plaisir d'en entendre parler.

 

Alors, pour ceux qui sont concernés, voici le mode d'emploi :

                - munissez vous de l'imprimé n° 2035 édité par l'administration fiscale,

                - bâtissez votre plan comptable (classe 6 et 7) en fonction des rubriques mentionnées sur     ledit imprimé,(vous allez voir que très peu de comptes suffisent)

                - "ramassez" sur vos comptes de trésorerie tout ce qui a trait aux dites rubriques et imputez directement en charges ou en produits ce qui s'y rapporte,

                - remplissez l'imprimé en question à l'aide de la balance qui découlera de vos enregistrement et....vous aurez un résultat avant amortissements. (pour ces derniers, je vous renvoie à de précédents articles).

Dites vous quand même que ce résultat n'est que la différence entre les encaissements et les décaissements et que si vous avez décidé de ne payer personne, il en découlera un bénéfice d'autant plus important (je parle du défaut de paiement parce que d'expérience, je n'ai jamais vu de défaut d'encaissement).

Vous voici édifiés sur la comptabilité en partie simple, celle qui ne comporte ni actifs ni passifs pour corroborer le compte de résultat, celle qui n'est ,en vérité, pas une comptabilité mais qui a des relents de comptes ménagers aux odeurs de pot au feu.

 

 

 

 

J'ai quand même connu, il y a quelques années, un chef comptable qui avait, à sa façon, su mêler les comptas en partie simple et en partie double :

                               - a chaque arrêté de bilan, il faisait d'abord une espèce de recensement des charges et produits selon la méthode de la partie simple, ce qui l'emmenait, bon an mal an, à "certifier" ses soldes de trésorerie (1er comptes de bilan traités).

                               - en recalculant la marge brute à l'identique de l'exercice précédent, il établissait le stock(2ème compte de bilan).

                               - le calcul des amortissements ne lui étant pas étranger, il actualisait les comptes d'immobilisations,

                               - il inventoriait ensuite avec minutie et application le dû aux fournisseurs, la dette envers l'état et les organismes sociaux, le solde des salaires, etc..

                               - les comptes de capitaux propres n'étaient que la résultante de l'affectation du résultat antérieur,    

                                - et le bilan se finissait par un arbitrage pifométrique entre les créances clients et les comptes courants d'associés, voire le compte "résultat" si ce dernier sortait trop de l'ordinaire maison.

Mais si je vous dis (et c'est pourtant vrai) que cette comptabilité hybride était certifiée par un commissaire aux comptes et qu'elle est passée au travers des mailles du fisc, vous allez vous demander s'il est vraiment nécessaire d'apprendre la compta !

Et, je vais vous décevoir, je vous réponds qu'il faut être déjà très qualifié en compta pour arriver à ce genre d'acrobaties. Et, si vous  rêvez d'en faire autant, continuez ... et surtout, oubliez la compta en partie simple, vous descendriez dans l'enfer de l'ignorance crasse !