"Je ne comprends rien à la compta",

 "je déteste la compta",

"je fais des efforts mais ça me dégoute"

..et je vous épargne les citations plus épicées des courriers qui atterrissent dans ma boite mail !

Alors, je m'adresse à tous ceux que la seule évocation de la compta rend fébriles ou "épidermiquement" anxieux.

Vous n'allez pas me croire mais la compta c'est comme les vacances : ça se prépare !

guatemala

Imaginez que vous avez gagné un voyage au Guatemala. Je suppose qu'à l'exception d'une minorité érudite, vous êtes, comme tout le monde, ignorant du pays et du guatémaltèque en général.

Vous allez donc chercher et vous renseigner sur le pays, sa culture, son climat, ses plages, sa cuisine et même sa localisation parce que je suis convaincu que certains le situait en Afrique noire. Et ce n'est pas parce que vous ne connaissez pas que vous allez immédiatement refouler le guatémaltèque en le traitant d'indigeste, lui , son pays, ses ascendants et descendants sur huit générations confondues.

 Non ! vous allez préparer vos vacances en voulant savoir où vous allez.

La compta, c'est comme les vacances ! Même si vous n'y connaissez rien, allez voir sur internet ou dans des encyclopédies poussiéreuses ce qu'est un bilan, un compte de résultat, un SIG, à quoi servent ces états et...commencez à savoir les lire sans savoir les établir !

Parce que le secret de la compta, c'est de commencer à la connaître sans savoir la faire : en gros, c'est comme le Guatemala avant d'y avoir mis les pieds.

Et même si vous ignorez tout des journaux, des grands livres, même si l'évocation de la paperasse vous donne la nausée, même si l'idée de vous frotter à de la compta vous donne des boutons, admettez, dans un élan d'ouverture, que la lecture d'un bilan et d'un compte de résultat n'est pas plus répulsive que l'écoute du journal de 20 heures.

Un effort ! commencez par la fin : lisez ce que d'autres ont "écrit" pour vous, allez voir des bilans sur Infogreffe ou sur Société.com, laissez vous aller à la facilité : un jour, pas demain c'est sûr, vous vous demanderez comment on arrive à construire des trucs pareils !

Je vous laisse à votre prospectus guatémaltèque...